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« Les propos des personnages nommés ci-dessous sont le fruit imaginaire de l'auteur Phil Marso. Toutes ressemblances avec des personnes existantes seraient pure coïncidence ».

 

Coupe du monde de football 2002 : «Colombie, la mauvaise filière de 1994»

Après la victoire historique de la Colombie (5-0) à Buenos Aires contre l'Argentine en phase qualificative de la World Cup 94, on pouvait s'attendre à voir l'équipe de l'entraîneur Francesco Maturana en finale. Malheureusement, la Colombie est éliminée prématurément. Nous avons rencontré Rocco qui nous explique pourquoi son pays n'a pas été à la hauteur de l'évènement.

Rocco, quelle est votre profession pour donner des leçons à Francesco Maturana ?

Je suis trafiquant et je m'occupe du secteur du Cartel de Meidéline. Voyez-vous en matière de foot, il faut savoir shooter au bon moment. L'équipe a eu un manque de réalisme certain.

Le premier match s'est soldé par une lourde défaite 3-1 en faveur des roumains. Ce score était impensable avant le coup d'envoi.

Personnellement, je redoutais le pire. La Roumanie ne s'est pas acclimatée à notre jeu de narcotique-dollars. Quand je les ai vus entrer sur le terrain, il était clair qu'ils avaient plus envie de se goinfrer que de planer avec notre jeu aérien. Il y a encore beaucoup à faire au pays des Carppates. On ne les a pas assez vampirisés à la seringue à mon avis.

Les Etats-Unis vous ont battus 2-1. Deuxième défaite lourde de conséquence pour la suite de vos affaires. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Dès notre arrivée, ils nous ont mis la pression. Ils s'imaginaient qu'on était venu trafiquer la World Cup. Surveiller dans les moindres gestes, comment pouvez-vous dealer une sérénité à toute épreuve. Les muscles de nos joueurs se sont contractés. Et puis, il faut vous dire qu'on avait plus l'habitude de voir les policiers américains courir après nous quand nous franchissions clandestinement leur frontière. Là je dois dire qu'il nous ont cueillis et stupéfaits.

Et cette victoire tardive contre la Suisse ne vous laisse-t-elle pas un goût amer d'avoir raté votre rendez-vous ?

Non, à l'heure actuelle nous avons transféré et blanchi 15 millions de dollars dans les banques Suisses. Voyez-vous le football est pour nous une bonne couverture médiatique. Pendant qu'on se fait ridiculiser sur le terrain, nous dans les vestiaires on traite avec le monde entier. Personne, je dois l'avouer, jusqu'ici n'a pu soupçonner notre activité ultra-sportive. Je remercie par ailleurs les Suisses pour leur goût de la neutralité qui nous a concédé la victoire. Voilà, un partenaire qui a su rester fidèle à ses meilleurs clients, même en cas de coup dur : notre élimination à la World Cup.

N'avez-vous pas été tenté de doper les joueurs de Francesco Maturana pour obtenir un meilleur résultat ?

Non ! Ça serait incorrect de notre part... Et puis, gagner la coupe du monde de football aurait été une véritable catastrophe pour nous. Imaginez nos paysans cultivateurs de pavot, raser leur champs pour en faire des terrains de foot. Franchement, on a frôlé un drame national.

Phil Marso (3 juin 2002)

© MEGACOM-IK & Phil Marso / 2002. Lire d'autres sketches satiriques sur Star Academy & Loft Story et les évènements suite au 11 septembre 2001. Si vous trouvez des fautes d'orthographe dans ce texte, veuillez les communiquer à Phil Marso. D'avance merci !

© MEGACOM-IK & Phil Marso / 2002