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Réponse de Dominique Baudis, Président du CSA

Suite à mon courrier du 16 juin, le Président du CSA Dominique Baudis répond le 7 juillet :

Monsieur,

C'est avec d'attention que j'ai pris connaissance du courrier que vous m'avez adressé le 16 juin dernier au sujet de l'émission Loft story ainsi que des documents qui l'accompagnait, et je vous en remercie.

Je tenais à vous iformer que, pour sa part, le CSA a entendu jouer pleinement son rôle face à un phénomène de télévision nouveau et vis à vis duquel il ne pouvait intervenir qu'en s'appuyant sur des instruments juridiques et réglementaires existants.

Deux principes ont ainsi guidé l'action et les décisions du Conseil depuis le début de la diffusion de Loft Story.

- Le premier de ces principes inscrits dans la loi du 30 septembre 1986 rapelle que «la communication audiovisuelle est libre».

- La deuxième concerne le « respect de la dignité de la personne humaine ».

Dès les premières diffusions le Conseil Supérieur de l'audiovisuel est intervenu pour demander à la société Métropole Télévision principal diffuseur de l'émission, de :

 

1- Mettre fin dans ses programmes à la promotion de Loft Story sur une chaîne satellitaire et sur Internet.

2- Respecter les dispositions relatives à l'incitation à une consommation de tabac et d'alcool.

3- Afin de vérifier que le diffuseur de l'émission respectait les termes de sa convention relatifs au consentement des intervenants à l'antenne, le Conseil a demandé et obtenu l'ensemble des contrats qui pouvaient lier la société Métropole Télévision, les producteurs de l'émission et ses participants. Après un examen attentif et une rencontre avec le producteur et le diffuseur, ces derniers ont apporté au Conseil un certain nombre de précisions de nature à inscrire pleinement ces contrats dans le cadre légal. Le Conseil a en outre fait en sorte que chacun des candidats dispose librement de son droit à l'image et a obtenu que tous les contrats soient alignés sur celui du participants qui avait obtenu les clauses les plus avantageuses.

4- Le 14 mai dernier, le Conseil a considéré, dans le cadre d'une recommandation, que par respect pour la dignité de la personne humaine et en dépit du consentement exprimé par les participants eux-mêmes, il est impératif que les concurrents de ce jeu disposent de moments et de lieux où ils ne sont pas soumis à l'observation du public. M6 a instauré deux coupures quotidiennes d'une heure afin de laisser un répit psychologique aux candidats.

5- Par ailleurs, le Conseil a demandé par écrit à Métropole Télévision de ne pas valoriser dans le programme de Loft Story ou dans les actions de promotion qui lui sont liées, le processus d'élimination des participants. M6 a changé la règle afin d'éviter tout dénigrement.

Un article paru dans les colonnes du Monde Télévision le 21 mai dernier rappelle que «selon les experts de NOTA (Service de veille sur les nouveaux programmes qui couvre huit marchés mondiaux), il n'y a qu'en France qu'un organisme de régulation - Le CSA - est intervenu pour demander une modification des règles de jeu. »

Les nombreux engagements auxquels je dois faire face actuellement m'empêchent, dans l'immédiat et à regrets, de m'en entretenir directement avec vous mais je suis sensible à votre démarche citoyenne.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Dominique Baudis

 

PS : Néanmoins, j'ai un rendez-vous mardi 10 juillet à 17h30 avec M.Camille Pascal, directeur de Cabinet de Dominique Baudis et ceci permettra de déposer un cahier de propositions concernant les émissions "Real Tv".

 

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